"Once upon a time... in Hollywood": le grand film attendu ?


Source: Allociné

Une ode au cinéma des années 60 qui oublie un peu trop souvent d’être tout d’abord un film...


Bon soyons d’accord tout de suite, je ne suis pas le plus grand fan de Quentin Tarantino. Je trouve « Pulp Fiction » bien trop pompeux et bavard pour ce qu’il est, les « Kill Bill » sont des films sympas mais sans plus et je n’adhère pas du tout à ses collaborations avec Robert Rodriguez. Néanmoins je trouve que « Jackie Brown » était un bon film, que « Reservoir Dogs», « Django Unchained » et « Les 8 salopards » sont des très bons films et « Inglorious Basterds » est le véritable chef-d’œuvre de Tarantino. Alors où se situe « Once upon a time...in Hollywood » ? Et bien dans les deux catégories et c’est souvent bien dommage...


Le film raconte l’histoire de « Rick Dalton » et de son cascadeur « Cliff Booth » durant la fin des années 60. On y retrouve Leonardo DiCaprio incarnant un acteur qui sent que sa carrière, après avoir été la star d’un western durant des années à la télévision, arrive à sa fin et qui va essayer de retrouver le chemin de la gloire à l’aide de son ami/doublure interprété par Brad Pitt. Les deux acteurs s’en donnent ici à cœur joie et toutes leurs scènes sont un véritable plaisir. C’est ici un véritable casting 5 étoiles qui nous est proposé : on retrouve comme d’habitude des habitués de Tarantino comme Kurt Russel ou Michael Madsen mais aussi pour la première fois Al Pacino pour ne citer que lui même si tout ce beau monde semble « sous-exploité » tant leurs rôles restent minimes et passagers dans le film. On suit aussi Margot Robbie interprétant le rôle de « Sharon Tate » et c’est ici que le défaut principal du film apparaît…


Il n’est pas ici question d’acting mais d’intérêt ; en effet on comprend rapidement que cette dernière découvre ce Hollywood tout comme le spectateur mais le problème ici est qu’elle n’a aucun véritable lien avec l’histoire du film. Chacune de ses scènes paraissent soient totalement dispensables ou semblent s’étirer en longueur ce qui est regrettable vu le talent que l’on connaît à une telle actrice. Même si le film « s’égare » lorsqu’il est question de découvrir des anciens films de « Rick », ces scènes servent ici totalement le personnage contrairement à celle de « Tate ». De plus, toute cette découverte des sixties est déjà bien assez présente que ce soit par les décors, la bande-son (qui est d’ailleurs irréprochable) ou même l’ambiance générale du film, ce qui renforce cette impression que le personnage n’est là que pour l’exposition (mais aussi pour le contexte de la fin du film mais j’y reviendrai).


Ce défaut m’amène alors à parler d’un autre défaut qui est la durée du film. J’aime les films longs cela n’est pas la question, mais le film accuse de sérieuses longueurs (dont les scènes sur « Sharon Tate ») qui font que certaines scènes perdent en intérêt : la découverte du camp de hippies, tenu par « Charles Manson » qui est quasiment inexistant dans le film d’ailleurs, par « Cliff Booth » (Brad Pitt) souffle aussi bien le chaud que le froid ce qui au vu du contexte du film est regrettable.


Tout ceci fait que mon ressenti sur le film est qu’il manque cette étincelle durant 3/4 du temps. Ce dernier se laisse agréablement suivre mais à force d’exposer son décor et autre, Tarantino retombe dans ce qui m’a fait détester « Pulp Fiction » : cette impression que le réalisateur cherche à me dire « Hé regarde ce que je sais faire » sauf que vient le moment fatidique où je cherche un sens à tout ceci et la seule réponse que j’obtiens est « C’est Tarantino c’est un génie ». Il n’y a pas ici l’étincelle qui animait par exemple « Inglorious Basterds » où même si beaucoup des scènes sont longues et semblent s’étirer, il y avait toujours cette idée parfaite qui transformait le tout en pur plaisir (la scène d’introduction ou celle du « 3 whiskys » pour ne citer qu'elles).


Mais le dernier quart du film consacré à la fameuse nuit du 9 août 1969 est lui un véritable régal aussi bien dans le déchainement de violence qui est montré à l’écran que par la construction de cet événement. J’ai retrouvé ici ce qui m’a fait aimer les derniers films de Tarantino, cette fameuse étincelle (promis c’est la dernière fois que j’utilise ce mot) qui emballe le film dans un tout nouveau registre ce qui justifie pour moi, la seule véritable raison de montrer "Sharon Tate" à l'écran.


Alors faut-il aller voir « Once upon a time...in Hollywood » ?


La réponse est simple : oui. On est ici face à un très bon film qui a ses défauts c’est indéniable mais chacun réagira différemment devant ces derniers. Je ne suis pas en train de dire que j’ai passé un mauvais moment en le regardant bien au contraire j’ai globalement beaucoup aimé mais j’aurai aimé autre chose. J’aurai aimé que le film cherche peut-être plus à raconter son histoire à travers ses personnages plutôt qu’ils servent à raconter l’histoire d’Hollywood. Mais après tout j’aurai du m’en douter, la réponse était dans le titre.


La bande annonce du film:





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