L'EDITO

MARS 2020

 Une bataille perdue

C'est un début d'année 2020 très particulier qui nous touche. La politique est au cœur de tous les débats avec les élections municipales, les coups-bas et les boules puantes tombent. Le 49.3 est de sortie, nous vivons dans un climat social très particulier et un nouveau virus se propage. Tout ça sous l’œil avisé et très clivant des réseaux sociaux, ainsi que des chaînes d'infos et les médias en général. 

En effet, l'affaire Griveaux n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, et avec la puissance des chaînes d'infos et des réseaux sociaux cette affaire est vite devenue virale, tout comme le virus qui touche le monde aujourd'hui. Et c'est sur cette comparaison douteuse que nous allons nous concentrer sur l'affaire Griveaux. Ou plutôt l'affaire Pavlenski. Et comme nous sommes dans un monde numérique où il faut absolument prendre position, deux camps se sont affrontés la morale contre "la normale". 

Cette bombe puante est venue ternir la campagne des Municipales, et Paris est au centre de tous les débats sur cette campagne comme à son habitude. Les parisiens ont été tronqués d'un réel débat. Les coups-bas c'est le dada en politique, les français y sont habitués et même devenus plus ou moins fans surtout quand le réel dépasse la fiction. Baron Noir en est l'exemple même d'une série qui se rapproche du réel. Mais l'affaire Pavlenski, personne ne l'avait vu venir. Être prêt à tout pour salir l'image d'un homme, dans sa vie privée, et pire salir toute une famille, c'est un acte honteux et non pas militant.

Les hommes et les femmes politiques sont des humains. Personne n'est parfait. La vie privée des couples des uns et des autres ne nous intéressent pas. Les journaux people n'ont jamais été aussi loin, bien que dans la limite de l'info dégoutante qui fera le buzz. Car le problème est aussi là aujourd'hui la conquête du buzz, de l'information, des partages et de retweet. Une victime devenue accusé et un accusé devenu héro avec un site scandaleux. 

Malheureusement le camp de la morale à gagné cette manche. Puisque la victime a du se retirer, évitant encore plus de honte et de gène de la part de ses détracteurs. Aujourd'hui, nous sommes arrivés au point où abattre un homme est la fin de tout. Il faut rappeler, que malgré les avis de chacun et de chacune, Benjamin Griveaux n'a rien fait de mal. Une relation que deux adultes ont consentis ne peut pas être blâmée.

 

Il faut rappeler que le «revenge porn» est un acte puni par la loi, jusqu'à 2 ans de prison. Il n'y a pas que Benjamin Griveaux qui a été la victime de cette affaire. C'est aussi notre vie politique, notre démocratie qui ont été touchées avec cette diffusion abjecte de la vie intime d'un homme. L'américanisation de la politique a donc débuté pour le plus grand malheur de la participation.

Valentin Dreumont

Président de DigiParis

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